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12 01 2017 - 07:59


 

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Traces d'un pass (1)
Par Amar Bellahcne
La priode des annes 1950-1960, correspondait, pour notre gnration, un pass cher et prcieux. C'est toute une parcelle de notre vie et une partie intgrante de notre identit qui rejaillissent la surface de notre mmoire, donnant naissance des sensations de douce nostalgie et de dlicieuse dlectation.

Certes, et c'est bien connu, l'tre humain nourrit une tendance naturelle glorifier sa priode d'enfance et d'adolescence, mais, en dpit de ce constat, on doit admettre que nos enfants ont, malgr tout, le droit de connatre la ralit des conditions vcues par leurs parents et de simprgner des traits saillants de l'environnement d'antan.

L'vocation de ces circonstances requiert certainement beaucoup plus que ce modeste crit qui ne fait tat que de quelques bribes de l'histoire de ce pass.

Je voudrais aborder ici lpoque o nos voisins algriens reprsentaient une forte communaut au sein de la population locale, tel point que l'on peut dire qu'il ne se trouvait pas une seule rue ou ruelle qui n'en comprenait pas un groupe de familles. La vie scoulait paisiblement entre nous, tellement nos liens taient des plus conviviaux et cordiaux. Entre voisins, on se partageait tout et on cultivait la quitude et l'harmonie pour vivre les heurts et malheurs que nous rservait la vie quotidienne.

A ce propos, je noublierai jamais un certain lundi 5 juillet 1962, jour o lindpendance de lAlgrie fut proclame. Des foules en liesse parcouraient les artres de la ville dans tous les sens. Elles taient formes indistinctement dalgriens et de marocains. Les mmes slogans et chants patriotiques taient scands l'unisson. C'tait un beau spectacle qui confirmait superbement la qualit et la profondeur des relations entretenues de part et d'autre.

Par ailleurs, lcole, il ny avait pratiquement pas de classe qui n'englobait pas dans son effectif des lves algriens. Qui de nous faisait montre de la moindre attitude dsobligeante ou d'un quelconque acte ou geste inamical lgard de nos frres algriens ? On formait un ensemble uni, homogne et totalement solidaire.

Sur un autre plan, une saine mais farouche mulation rgnait au sein des classes. On se bousculait et on se pitinait, dans le sens noble du terme, pour pouvoir se situer parmi les 5 premiers du classement.

Aujourdhui encore, je me souviens de noms dlves algriens brillants tels que Tou, Barigou, Bouyaacoub, Hajjit, Hajeb, pour nen citer que quelques-uns, la mmoire ne pouvant restituer les noms de tous les excellents cas que j'ai croiss ou ctoys lors de mon parcours scolaire ahfirien.

Lanne 1963 reprsente pour moi la fin des tudes primaires couronnes par un certificat que mes parents gardent toujours soigneusement et firement ce jour. Dans le temps, ce diplme prsentait une valeur non ngligeable. Il permettait d'avoir un accs assez ais au march de l'emploi, principalement dans l'administration, qui souffrait d'une pnurie alarmante en personnel, situation conscutive l'accession rcente de notre pays l're de l'indpendance. Plusieurs postes administratifs, y compris dans le secteur de l'enseignement, taient alors pourvus par des personnes titulaires du seul certificat d'tudes primaires.

Jtais lcole Abou El Alaa El Mari avec tout lclat et le prestige que ce nom incarne et reprsente chez les anciens de cet tablissement. Les souvenirs que je garde de mon bref passage dans ce lieu sont riches en symboles vocateurs et caractristiques des conditions qui prvalaient au niveau scolaire et sur le plan de la vie de tous les jours. Le dtail de ces souvenirs ne peut exhaustif dans ce texte aussi succinct.

Les jeux pratiqus alors tels que le saute-mouton et le colin-maillard ainsi que des mots comme buvard, encrier, porte-plume et cloche portent une charge historique intense. Les jeux et les outils que nous utilisions paraissent videmment aujourdhui rudimentaires avec le foisonnement actuel des jeux lectroniques. A la maison, on ne disposait que d'un simple poste radio, puisque la tlvision na fait son apparition que bien plus tard. C'est dire combien nos loisirs et occupations taient rduits au strict minimum et ne bnficiaient pas encore des bienfaits de la technologie. Par rapport aux inventions et innovations contemporaines dans le domaine des activits ludiques, on peut dire que l'on tait presque dans l're de la pierre taille.

(A suivre)
Amar Bellahcne (14/10/2010)
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