18.11  16:20
18.11  14:10
14.11  10:04
12.11  18:08
12.11  18:07
 
                 ..                      


Chronique dune journe particulire - 5
- Issamy
-

16 10 2017 - 10:28


 

[...]
Fin de l'pisode 4: Dialogue entre le patriarche et sa femme sur les saints
sans aux autres conditions que celles que lui concdent la socit, en lespce se situer un degr trs bas dans la hirarchie familiale par rapport au rang du mari. Certains poux imbus de leur statut de mle dominant allaient jusqu adopter la sentence que la femme ne doit ouvrir sa bouche que pour manger et boire.i

5 - Le patriarche assume son rle de chef de la famille
Chez le patriarche, les choses ntaient pas aussi excessives mme sil ne tolrait absolument pas que sa femme ait le dernier mot et encore moins raison ses dpens. Nanmoins, cette chape quil lui imposait, lui, il la voyait comme un cocon moelleux dans lequel il avait install sa femme. Un cocon quil gardait sous son il vigilant.
Ses responsabilits relles dans la famille se limitaient tenir le rle honorifique dpouse du patriarche et en pratique soccuper de son poulailler et de rares occasions filer quelques rouleaux de laine et les vendre pour sen procurer de quoi faire face aux dpenses inhrentes ses prgrinations, telles que des offrandes en bougies, ou mme en espces. Pour accomplir ce devoir sacr, elle ne se faisait pas transporter, car elle avait le cur lendurance que ncessite la marche pied et surtout pour lconomie quelle permet. En dpit de cette oisivet et mme sil lautorisait systmatiquement, quand les circonstances taient favorables, accomplir ce quelle considrait comme un devoir religieux, ctait lui que revenait le dernier mot quant lutilisation de son temps en dehors de la maison. Comme le veut ladage infaillible selon la conception de tout homme dautorit, il faut tenir suffisamment pour pouvoir se permettre de cder. Ce qui signifie quil ne faut jamais brader son autorit pour ne pas sen trouver priv. Cest pourquoi les permissions que le patriarche accordait sa femme taient limites tant dans lespace que dans le temps. Aussi, ne concdait-il son autorisation que temporairement et seulement pour les endroits connus et reconnus par lui, et obligatoirement dans un crneau horaire qui ne dpassait jamais soit la matine, soit laprs-midi. Autre condition sine qua non, cest quelle doive se faire accompagner par un membre de la famille disponible. Malgr toutes ces contraintes dont sentourait la permission maritale, il est croire quelle apprciait bien ce genre de libert que beaucoup de femmes, clotres et soumises des rituels strictes, lui enviaient. En effet, que de femmes ne purent retrouver leur libert de mouvement qu la mort de leur poux et lacquisition dun ge avanc.

Comme il narrivait pas se concentrer sur son invocation de Dieu, le patriarche se rsolut souvrir sa femme et il lui confie :
Tout compte fait, jirais lundi prochain, jour de march, voir si je peux trouver un chevreau pour honorer mon engagement et ainsi jaurais pay ma dette.
Mais au pralable, ajouta-t-il, il faut en informer Mohamed afin quil puisse mettre notre disposition son camion. Il faut aussi prvenir tous les autres membres de la famille pour quils prparent lvnement, notamment et surtout il faut rouler suffisamment de couscous. A lpicerie il y a assez de semoule, je viens de men approvisionner. Sil manque quelque chose que nous navons pas il faut me prvenir suffisamment lavance.
Sur ces injonctions il saperut que lheure a tourn et que les premiers rayons de soleil nallaient pas tarder ajouter cette tuve qui annonait une fournaise non habituelle.
Il est temps, dit-il, de commencer rveiller tout le monde.
A peine et-il fini sa phrase quon entendit le couinement des charnires et le bruit dune porte qui souvre et se referme.
Ah ! Voil Fatima qui sest leve, signalait Bent Mohand, Mohamed ne va pas tarder non plus
En effet, Fatima cheville ouvrire de toute la mcanique familiale avait le devoir, comme toutes les femmes dailleurs, et aussi lhabitude de se lever la premire dans la famille, aprs, bien entendu le patriarche et sa femme, qui sobligeaient se rituel par pit et aussi par devoir dascendance et de protecteurs. Elle avait donn Mohamed, son poux depuis un peu plus de dix ans, et par ricochet au patriarche, quatre enfants, dont trois garons qui augmentrent son importance dans la hirarchie familiale. Deux de cette fiert de la famille allaient sur ladolescence et le troisime tait encore un bb qui survcut, presque miraculeusement, au destin funeste qui emporta dans la tombe successivement trois autres garons morts de maladies restes mystrieuses tant pour les professionnels de la mdecine traditionnelle que pour les foukahas (personnes ayant appris le coran par cur et sen servaient pour faire des talismans) dont la prtention tait non moins que de dbarrasser les humains des dmons (djinns), de toutes sortes de maladies physiques et mentales et des mauvais sorts jets par des jaloux ou des ennemis. La mdecine moderne reprsente par un tranger, qui avait le titre de seul mdecin, mais dont les comptences portaient douter, ne fut pas, non plus, dun quelconque secours pour le troisime qui en avait bnfici. La fille, valeur dprcie Bent Mohand en est tellement convaincue quelle nappelle les filles que valeur dhumiliation, est certes dclasse par rapport ses frres, cependant, sa condition de fille unique pour le moment, lui permettait de prtendre un statut meilleur que celui que lon accordait en gnral aux filles.
__________________________
Les pisodes prcdents de "Chronique dune journe particulire":
1 - Smayem :
2 - Ds l'aube une chaleur intense :
3 - Bent Mohand parle aux poules ! :
4 - Dialogue entre le patriarche et sa femme sur les saints :
suivre




213

..
.. ..
..


..
..
..


..
..
..


.. . ..
2015 : " ..
..


..
. . . ..
..


..
..
- ..


..
- . ..
..




ڡ



 
 



 

© 2017 - ahfir.eu
contact@ahfir.eu

: . ,